Contrebande de Waterchurch

La contrebande apparut à Waterchurch vers l'an 125. Elle perdura et se fortifia jusqu'en 150, ce qui déstabilisa la République des Trois Maisons et troubla l’expansion de la ville. A la suite du Plan Majalisa en 151, la contrebande chuta jusqu'à presque disparaître du paysage commercial de la ville. Cette brusque chute des activités frauduleuses permit à Waterchurch de rebondir et reprendre une croissance normale. Toutefois la contrebande n'est pas morte et se reconstruit tout doucement.




CONTREBANDE DE WATERCHURCH

Étant la plateforme commerciale principale du Vieux Continent, Waterchurch impose une taxe sur l’import et l’export des marchandises. Ces taxes sont prélevées aux portes de la ville, et sur l’Idone grâce à des douaniers circulant en bateau.
On assista alors au début des années 125 à la construction d’un réseau de contrebande qui permettait l’import de sel, d'épices et d’argent contre des armes.
Ces activités ne restèrent pas longtemps cachées, et des mesures furent prises pour arrêter la contrebande. Quand un contrebandier est arrêté, il est condamné la première fois à 200 woths d’amende ; la deuxième fois à six années de mine, et même à neuf, si le transport est effectué à dos de chevaux. Si l’amende n’est pas payée, c’est le fouet et l’application du fer chaud sur l’épaule.
Mais malgré ces mesures strictes, les contrebandier de Waterchurch trouvèrent d’autres moyens de faire sortir leurs marchandises de la ville. Par l’Idone, en dissimulant les armes dans les chariots de vin de MontFerrant, ou même en empruntant d’anciennes galeries souterraines de la ville qui conduisent directement dans les montagnes.

Années 135 - 150 organisation de la contrebande

En l’an 135 la contrebande était devenue un marché très lucratif, qui servait à beaucoup de familles. Elle ne trouva pas d’embûches à son évolution car Waterchurch était une ville ou les marchandises affluaient presque continuellement et il était quasiment impossible aux douaniers de fouiller chaque tonneaux et chariots qui passaient les portes. Mais cela était d’autant plus facilité par le fait que la ville n’était pas militarisée et que quelques soldats en poste acceptaient de ne pas vérifier les convois contre quelques pièces.
Enfin dernière stratégie que la contrebande mis en place, très tôt elle trouva sa place dans les grandes familles marchandes qui voyaient d’un bon œil le fait de gagner plus d’argent en payant moins la République. Et comme cela, la contrebande parut toujours comme un simple réseau de passeur de sacs de sel alors qu’elle était un réseau bien plus vaste que cela, la République ne s’en était pas trop inquiétée.

En l’an 147, la République instaure une milice consacrée au démantèlement du réseau de contrebande. Mais elle rencontra très vite un problème, la population était payée par les contrebandiers pour leur silence. Ainsi la contrebande continua et la milice ne parvenait pas à la stopper.

Chute du réseau de contrebande, Le Plan Majalisa

Quatre ans après sa création, la milice était toujours sans résultat et les contrebandiers jouaient même de leur supériorité. La République ne pouvait plus accepter qu’une bande de marchands frauduleux contrôle autant les échanges dans Waterchurch, et donc il fallait à tout prix y mettre un terme. Un plan fut mis en place, si la contrebande perdait les faveurs des habitants alors les contrebandiers seraient capturés plus facilement.
En mortem 151 fut mis en place le plan Majalisa, du nom du commandant de la milice. A l’époque beaucoup de maisons autour de la banque étaient réservées aux soldats pour intervenir en cas de problème.

Alors pendant la soirée du 17 mortem de la même année, un groupe de miliciens habillés de noir mirent le feu à deux quartiers avant de disparaître. Très vite l’incendie fut remarqué et la ville entière se mobilisa pour contenir les flammes. Le brasier fut tel, qu’on dit qu’il était visible depuis le phare de Pumpside. Il dura la nuit entière. Au matin les deux foyers n’étaient plus que cendres, un troisième quartier avait été touché, et déjà on criait partout que la contrebande avait incendié ces maisons contre la milice. Bien sûr la République s’assurait du bon déroulement du plan en dissimulant la machination.
Malgré tous les efforts fournis par la République, le doute naquit chez la population, pourquoi risquer une bataille ouverte contre les soldats alors qu’il n’y avait pas autant d’enjeux, et surtout, il n’y avait eut que peu de morts durant l’incendie comme s’ils étaient au courant. Les habitants soupçonnèrent donc la République, qui n’en avait tiré que des avantages, mais les preuves étant là, les habitants aidèrent la milice. Pour faire taire les rumeurs, la République prit l’entièreté du financement de la reconstruction des quartiers de la banque et elle dissolut la Milice en l’an 153. Et pourtant l'influence des Trois Maisons diminua à Waterchurch.

En quelques mois, beaucoup de contrebandiers furent arrêtés, la contrebande diminua drastiquement. Les peines ont doublé et pendant une dizaine d’années, on n'entendit plus parler de la contrebande de Waterchurch.

La contrebande depuis le plan Majalisa

Après l’incendie, et depuis les nouvelles sanctions, les marchands de Waterchurch ont tourné le dos à la contrebande. La ville de Waterchurch s’est dotée d’un service de soldats plus conséquents et mieux entraînés pour pallier à toute nouvelle fraude. Mais on dit que depuis quelques temps, avec les guerres en préparation de Pumpside et Shügate, des armes circulent dans les sombres caves de la ville marchande.
Cette crise de la contrebande a grandement pénalisé la ville des années 130-150. Ce qui explique notamment sa stagnation sur un plan international.